Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis

Accueil > Mouvements sociaux > Réfugiés : la scolarisation des enfants est un droit qui doit être respecté (...)

Réfugiés : la scolarisation des enfants est un droit qui doit être respecté !

jeudi 8 octobre 2015, par Collectif Alternative libertaire Seine-Saint-Denis.

La Ligue des droits de l’Homme s’étonne des conditions dans lesquelles des familles réfugiés vont être accueillies en Seine-Saint-Denis et condamne en particulier la décision de ne pas scolariser les enfants.

Les autorités préfectorales ont communiqué sur la volonté de l’Etat de n’accueillir dans notre département qu’un nombre limité de réfugiés et pour une période de trois mois maximum. Nous en prenons acte. Pour autant, il y aura, il y a déjà, parmi les personnes accueillies, dont la demande d’asile doit être examinée par l’OPRA, des familles et donc des enfants. Or le préfet à l’égalité des chances a explicitement indiqué : « les enfants ne seront pas scolarisés », ajoutant, comme pour se justifier, que cela ne coûterait donc rien aux communes (Le Parisien - 22.9.15).

Nous voudrions lui rappeler que l’instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, âgés entre six et seize ans, qu’ils soient français ou étrangers, dès l’instant où ils vivent sur le territoire français, et sans distinction qui tienne à la nationalité́ ou à la situation personnelle. C’est là un droit fondamental garanti par la convention internationale relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989, ratifiée par la France.

Or la France s’exonère trop souvent de ses engagements en la matière : quand des enfants doivent attendre de longs mois une affectation scolaire, quand des familles sont baladées d’hébergements en hébergements sans tenir compte de la scolarisation des enfants ou pire encore, quand des bidonvilles sont démantelés alors même que les enfants sont engagés dans un parcours scolaire qu’ils ne sont pas sûr de réintégrer un jour.

La LDH considère que les enfants des réfugiés doivent être scolarisés dès leur arrivée, quelle que soit la durée de leur présence supposée sur le département et que l’Etat et les collectivités doivent se donner les moyens de le faire de façon satisfaisante.

Non seulement parce que c’est une obligation légale, mais aussi pour tenir compte de l’intérêt bien compris des familles accueillies comme du pays qui les accueille :

  • ce serait en effet une façon de préparer leur intégration future en commençant bien sûr à les familiariser avec le français, mais aussi à les socialiser avec d’autres enfants de leur âge. Tous pourraient apprendre de leurs expériences croisées.
  • Ce serait de plus un apprentissage utile de l’école et des valeurs républicaines qu’elle s’efforce de mettre en œuvre : accueil et éducation pour tous, tolérance et respect de l’autre, laïcité en particulier.

Saint-Denis, le 5 octobre 2015

Contact :

Recevoir l'infolettre

Site réalisé avec SPIP | Plan du site | Contact | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0